samedi 24 juillet 2010

Ma petite salle de bain, mon grand stress


En ce moment je fais des travaux.
Pas les travaux d'été de chez Casto où tu repeins ton armoire et où tu crois que ça t'a fait gagner 3m2 dans ta chambre.
Non, des travaux avec les chiottes au milieu du salon parce qu'il faut bien les mettre quelque part au moment de poser le carrelage.
Et donc, quand on fait des travaux d'Hercule comme ça, on doit tout choisir: les interrupteurs, les prises, la place des prises, les carrelages, les couleurs...
Au début c'est super génial.
Waouuuu, je nage dans les échantillons de couleurs, de matières.
Je suis dans un rêve de peinture, de céramique et de formica. J'harmonise et je crée des ruptures. Je suis une déesse de la déco. Mon appartement va être LA bombe de la rentrée.
Et puis petit à petit ça se gâte.

- Comment ça, ma salle de bain est toute petite? Donc vous voulez dire que je ne peux pas mettre cette sublime vasque+ce ravissant robinet+ce meuble tout à fait croquiniolet?
- Ecoute Madmazelle, ti as 47cm, on rétirrre 7cm au fond pour le robinet, aprrrrès tou pose la vasque et après tu peux pas le mettre à 0 quand même.
- Hein quoi? Quel 0?
- Là, zéro. Le bordure de meuble.
- Aaaahhh. Ben je sais pas. C'est pas joli?
- Non, quand même. On fait pas ça. Il faut laisser au moins 3 ou 4 cm devant.
- Ben il me reste plus rien alors.
- 37cm maximoum.
- Bon mais c'est pour laver les dents, c'est pas pour prendrrrre un bain!!!! Ahahahaha
- Ahahahahaha

Hummm. Enorme déception. Cris dans la forêt. Larmes. Valium.

Mais c'est pas grave, m'enfou, je vais la trouver.
Dusses-je me taper tous les Leroy-Merlin, Lapeyre et Casto de Paris et sa banlieue.
Et il faudra au moins ça.
Parce que la vasque qui a juste grandi assez pour pas finir en lave main dans les wawa pendant toute sa vie, et bien, croyez moi, on la vend pas partout.

Pareil, je vais la trouver la peinture ni trop foncée ni trop claire, ni trop grise, ni trop beige. Un peu grège quoi.
Celle qui rendra mon salon parfaitement parfait.

Et le premier qui dira j'adore le gris de ton entrée, je lui colle une balle entre les 2 yeux.
C'est pas gris, c'est "Chardon de Mulet".
OK?

Comment ça j'suis à cran et je devrais mettre un mauve bien apaisant partout?
C'est moche le mauve.



dimanche 18 juillet 2010

Pizza, champagne et petit chien.

Tralalala, ma copine et moi, nous n'avons ni homme ni enfant au bout du bras.
Tiens si on allait manger une pizza.
Mais bien sûr, quelle bonne idée.
Depuis que Patrick Bruel ne va plus chez Pizza Pino, je n'y vais plus non plus.
C'est vrai quoi. C'est quand même Patrick.
Donc là, on va chez Paparazzi.
Là où Jamel Debbouze s'est fiancé comme nous l'apprendrons plus tard.
Ce soir point de Djamel. Il y avait seulement Adjani. Moins marrante, mais on a fait avec.

Alors le dîner, c'était disons... un dîner. On va pas passer des heures là-dessus.
Blablabla, au bout d'un moment avec ma copinette jolie on se dit qu'on s'adore à la folie mais qu'après une journée de soldes, il serait bien agréable d'aller reposer nos corps de déesses dans nos chambrettes respectives.

Ou peut-être qu'on a juste dit: "on rentre".

Quoi qu'il en soit, on est sortie, et on s'est posées 2 minutes sur la petite place devant le resto pour qu'elle fume une clope.
Et là, bam, la serveuse qui arrive avec 2 coupes de Ruinart.
Cool. Bon esprit.

Elle: Le monsieur à la table là-bas vous offre le champagne.
Nous: Qui? Lequel? (à prononcer avec la voix intérieure de la fille qui est déjà en train de dessiner sa robe de mariée)
Elle: Euh... le... euh... le... comment dire... le chauve.
Nous: Ah merci. (à prononcer avec la voix intérieure de la fille qui vient de jeter au feu sa Pronuptia.)

Et nous voilà mortes de rire avec une coupe à la main devant le resto.
Pétries de bonne éducation, nous sommes allées remercier nos bienfaiteurs.

Ils étaient 3.
Georges, Xavier et Pierre.
Pierre nous a bien expliqué qu'il venait de Corrèze comme Chirac. Il a répété sa blague 2 fois. Elle devait être drôle. Mais j'ai pas du comprendre.
Xavier vendait des matelas et avait un œil qui disait merde à l'autre.
Déjà avec Pierre et Xavier, point de vue évasion, c'était plutôt Boulogne s/Mer que Venice Beach, mais il nous restait encore à découvrir Georges. Le chauve.
Aaaahhhh Georges...

Nous: Et vous vous faites quoi dans la vie?
Georges: Je suis dans le pet food. Je vends des croquettes pour les chiens et les chats.
A ce moment je crois que ma rate a explosé à l'intérieur tellement je me marrais.
Oh oui Georges, encore, fais moi rêver.

Non, le coup du pet food on me l'avais encore jamais fait.
L'agent immobilier qui me parlait de son colon au premier (et dernier) rencard je croyais que c'était le must, mais non. Il va devoir partager le podium avec Georges.

Et on continue de parler, parce que le crédit Ruinart c'est plus long que le crédit Champomy.

Au moment de quitter la table, assez classe, Royal Canin s'est levé, nous a serré la main et nous a laissé partir.

Jo: Non mais t'as vu comme il t'a bouffé des yeux?
Moi: M'en parle pas c'était extrêmement gênant. Mais bon, un flan qui vend des croquettes, non merci.
Jo: Tais toi il est juste derrière.

Car oui, la croquette est tenace.
Fido boulette: Pourrions-nous nous revoir ce week-end?
Moi complètement rouge et pétrifiée: Euhhh non, désolée je vais rejoindre mon fils.
Fido: Ah. D'accord, tant pis. Merci. Au revoir.

Mais un bon chien ne se décourage pas et reviens bien vite à la charge.
Ce qui fut fait dès le lendemain via le mail de ma copine.
Lui: Blablabla je voudrais vous revoir la semaine prochaine.
Moi: Blablabla allez vous faire foutre. Mais gentiment.
Lui: D'accord, je comprends. Blablabla... Mes amitiés à votre petit chien!


Mais absolument mon cher ami. Je ne manquerais pas de lui transmettre vos hommages.
Il en sera très certainement ravi.