samedi 28 novembre 2009

Première super classe


Parfois on a des vrais buts dans la vie. Le genre d'accomplissement personnel qui font de vous une personne comblée.
En ce qui me concerne, je voudrais que ma valise arrive la première sur le tapis des bagages.
Pas si je descends d'un coucou à hélices, on est d'accord.
Moi je veux l'A380 ou rien.
Dans cette grosse bestiole on peut mettre de 555 à 845 voyageurs. Et comme plus on est de fous plus on rit, on va dire qu'il y aura 844 jaloux et 1 reine de la jubilation. Moi.
C'est 290 fois mieux.

Alors on dit qu'on revient de Bangkok.
On a plus de 12h de vol dans les pattes.
Enfin surtout eux parce que moi j'ai été surclassée au dernier moment.
Mais on n'en parle même pas. C'est vulgaire.
J'arrive donc fraîche comme la rosée sur le bord du tapis 41.
Ils sont tous verts et fripés. Pas moi.
C'est l'effet Première: les sièges hyper larges qui s'allongent complètement, le silence, le champagne, les vrais oreillers... Quelle vulgarité.
Je préfère ne pas en parler.

Je prends la pose.
Jambe tendue dans mon slim, main sur la hanche.
Je suis au top.
J'ai à peine le temps de regarder les chariots, que ma divine petite valise (oui j'ai pris une toute petite valise car je n'ai fait qu'un saut à BKK. Invitée au spa vous comprenez), ma divine petite valise disais-je, arrive sur le tapis, toute seule, comme une grande, sans peur et sans reproche.

-"Oups pardon Monsieur, c'est ma valise. Oui celle là, la 1ère, ze feurst oine. Hihihi"
-"Tenez Mademoiselle. Attention, à vos pieds, il y a tellement de monde."

Le gentleman décomposé me donne ma valise, je la fais rouler gracieusement et je m'en vais.
Rrrhhhhooooo non, je vais rester quelques minutes, juste pour profiter de tous les raplaplas qui voient pas leur valise arriver.
Yiiihhhaaaa.

Et le mieux dans tout ça, c'est que cette scène se déroule un jour où il pleut des chiens et des chats. Beaucoup quoi.
D'ailleurs c'est la coupe du monde de foot et donc il y a très peu de taxi. (Je dis ce que je veux, c'est mon blog.)
Comme j'ai eu ma divine valisette la première, je suis également la première dans la file des taxis et hop, je m'envole vers la capitale qui me tend les bras.
Je laisse derrière moi 3 taxis et 844 passagers.

Enorme accomplissement personnel.

Bon, ben j'vous aurais bien aidé à chercher votre valise, mais j'ai déjà la mienne et vous portez un jean bleu ciel.
Alors j'm'en fout. Allez, salut.

jeudi 26 novembre 2009

Strip please

Ce week-end j'ai eu la chance d'aller dans un strip club à Los Angeles.
Kwaaaaa un strip club!!!
Oui Madame, un strip club.
Et pas n'importe lequel.
Le Jumbo Clown Room.
Ouvert en 70, c'est une institution. S'il en est.
David Lynch y a fait ses repérages pour Mulholand Drive.
Au Jumbo's, il ne s'agit pas de voir des femmes dites de peu de vertu s'effeuiller jusqu'à l'os, non.
Il s'agit de Pole Dancing.

Et là, mis à part que c'est totalement la frime, il faut avouer que c'est totalement une claque.
Passons sur le fait que les jeunes filles ont plus de tatouages que de tissu sur le corps, et concentrons nous sur leur performance.
Because véritable performance it is.
Elles arrivent à tenir la tête en bas et les pieds en l'air, juste à la force des cuisses.
Elles grimpent sur une barre complètement lisse avec une facilité absolument déconcertante.
Personnellement, la force de mes petits doigts me permet tout juste de déboucher une bouteille de Vittel, alors si je m'accroche à la barre et que je décolle ne serait-ce que de 2cm, j'aurais l'air au mieux d'une grenouille en maillot de bain. Au pire, d'un flan.
Elles descendent, elles remontent en sautant, en volant, en tournant, en ondulant de la fesse et des lolos...
Et vas-y que je virevolte, et vas y que je claque de la botte en latex. Tout y est. Le show est hypnotisant. S'il y avait eu des mouches je les aurait toutes avalées. Au lieu de ça, j'ai bu de la bière. A la bouteille.
Comme un mec.
Et puis j'ai jeté des dollars en pluie sur Blueberry parce qu'elle était vraiment so great.
Comme les mecs.
Et quand elle est descendue de la barre en grand écart j'ai fait "youhouuuu" en applaudissant comme une dinguasse.
Avec les mecs.
A la fin, Blueberry, rampe un peu pour ratisser tous les dollars qui sont tombés sur la scène. C'est un peu moins paillettes comme séquence.
Mais en même temps on se doutait bien qu'elle était pas là pour faire de l'humanitaire.
Enorme respect pour Blueberry.

jeudi 19 novembre 2009

Essayez donc de regarder mes seins, vous verrez c'est pas possible.

J'ai croisé cette publicité dans le métro.
Elle m'a fasciné.
Tout est fascinant dans cette réclame.
Le stylisme évidement, la pause, le décor, mais avant toute autre chose... l'idée.

- Tiens, si on prenait une jolie fille avec un regard de veau, elle serait assise sur un demi tabouret et on lui mettrait des oreillettes de ski.
- Ah oui bonne idée, mais on devait pas vendre de la lingerie?
- Si mais c'est pas un problème, elle sera en culotte rose pour le côté Lolita avec un boléro en dentelle noire pour le côté Salopa.
Parce qu'il y a plusieurs gammes dans la marque tu comprends.
- Ah ouai trop fort le coup de la fille un peu paumée, naïve, qui a oublié sa combi dans le local à ski et qu'est toute perdue la pauvre. Trop dur, il fait froid, il faut la réchauffer. Grrrr.
- Heu calme toi Jean-Claude.

Non, vraiment, j'ai beau tourner le problème dans tous les sens, je ne comprends toujours pas ce qui a conduit des êtres humains, majeurs, et responsables, à utiliser cette paire d'oreillettes géantes.
De ce fait la jeune demoiselle qui est très certainement prix Nobel de Littérature dans sa Slovénie natale, a l'air d'une truite saumonée au bord de la catalepsie.

C'est pas juste.
Je lui souhaite de faire très vite des pubs Dolce et Gabbana. Des trucs classe quoi.

mardi 17 novembre 2009

Je ne suis pas gênée, j'ai les joues naturellement cramoisies.

Il y a des moments dans la vie où l'on préférerait se tirer une balle dans le pied.
Ce sont les fameux "grands moments de solitude".
On a tous vécu des moments comme ça et on les a tous géré avec plus ou moins de talent.

Au grand palmarès de la gêne publique nous avons:

La musique qui s'arrête

Vous êtes en train de catapulter une vanne monstrueuse et bam, "Thriller, thrill.."
Mickael décède avant la fin.
Alors là, surtout ne pas sourire en plissant les yeux. Rester bien droite et attendre le prochain morceau qui évidement va mettre 1 siècle et demi à arriver. C'est pas grave, il n'y a plus rien à sauver, il s'agit juste de préserver un minimum de dignité.

Vous êtes enfin partie de cette horrrrrible soirée. Demain, cocktail mondain-arty-chic.
Une nouvelle occasion de vérifier que Benny Hill veille sur vous.
A égalité avec la cheville tordue devant Georges Clooney, nous avons:

La porte automatique.

Tralalala, galerie d'art moderne, vernissage hyper branchouille tout le monde sera là. Vraiment tout le monde. Même Clive et Viggo.
Vous avez mis à peu près 72h à vous habiller, déshabiller, changer, déprimer, taper de la Louboutin, danser devant la glace et rhabiller une dernière fois.
Vous avez choisi le meilleur maquillage, le parfait rouge à lèvre, le parfum discret mais envoûtant, le bijou de cheveux le plus raccord.
Bref, vous êtes divine.
Vous approchez du lieu. Vous êtes vraiment tout près de l'entrée, tellement tout près qu'en fait vous avez le nez dans la porte.
C'est vraiment ballot, elle ne s'est pas ouverte.
Au lieu de ça, votre parfait maquillage s'est écrasé comme un vieux flan sur la vitre qui porte maintenant la trace de votre rouge à lèvre.
Là encore. On ne se démonte pas. On fait gracieusement un pas en arrière. On impose l'autorité de notre admirable personne, on attend l'ouverture de la porte, et on entre, l'air de rien en souriant ouvertement à ceux qui rigolent dans leur Fanta.
Ah ah ah quelle bonne blague.

Bien entendu, vous tenterez de ne pas y repenser la prochaine fois que vous assisterez à un enterrement, histoire de ne pas rire nerveusement comme une asthmatique au bord du gouffre.
Extrêmement embarrassant encore une fois.

Mais le pire moment de solitude c'est celui qui se vit à deux.
L'homme est évidemment éperdu d'amour pour vous puisque vous êtes divine.
Vous êtes sa muse, sa princesse, son air, son gin tonic.
Il vous aime, il vous le dit.
Puis il attend.
Il attend.
Il attend toujours.
Pfffffffvvvviiiiiiiuuuuuuuu (fait le vent glacé des steppes d'Asie, dans les oreilles de l'homme, qui se décompose devant la vilaine méchante)
Donc là nous avons affaire à un double moment de solitude.
C'est comme le léopard, c'est très rare.
Enorme jackpot sur l'échelle de la croimoisitude des joues, et du "sortez moi d'là".
C'est parfaitement ingérable, à moins de dégainer un "j't'ai bien eu, t'as eu peur, hein?" qui, d'un seul coup, double la solitude d'une grande pitié.
Une véritable boucherie qui fait qu'à la grande majorité on préfère se manger la porte en se tordant les chevilles devant Georges, Clive et Viggo réunis.


jeudi 12 novembre 2009

Facebook


Un réseau social ça s'appelle.
Facebook, au départ, c'est un tissu qui réunit toutes les personnes ayant un lien commun.
On sait tous comment ça a dégénéré et comment on s'est retrouvé avec 258 amis alors que le samedi on sait pas quoi faire et qu'on fini devant les Experts.
Parfois ce lien social apporte de très bonnes surprises.
Un amoureux surgit du fond des âges, une copine de lycée...
Mais le coup de théâtre, c'est FarmVille.
Alors ça, c'est une vraie bouse.

Tiens je vais planter des fraises, tiens je vais
avoir une vache, tiens je vais récolter des cerises. Oh comme c'est gentil tu m'as offert une chèvre. Pour te remercier, je vais t'offrir un lapin. Hihihi, on est vraiment trop choux.

Chacun cultive sa ferme, et aide ses voisins, qui doivent être le plus nombreux possible. C'est un peu Kibboutzville en fait.

Par exemple, sur la photo, c'est moi (oui moi. Je suis totalement dans le rôle) près de ma cabane à outils.
Je suis très fière parce que je possède un vélo, on voit mon petit bassin à poissons, mes jolies fleurs et ma poule.
Après je prends ma petite pilule bleue, je mets ma camisole, et je vais me coucher.

A ce niveau là on a complètement perdu de vue le fait que les fruits ne se mangent pas, le lait ne se boit pas, et qu'on fait toutes nos récoltes en stilletos.

On ne s'aperçoit pas non plus qu'on s'enthousiasme pour une grange parce qu'elle est rouge, qu'on est jalouse d'un certain Yohan qui en est au niveau 36 alors qu'on stagne au niveau 21 depuis au moins 2 jours.
On ne s'aperçoit pas qu'on rêêêêêve d'avoir le même château que Joanne, qu'on ne connaît pas non plus mais qui a une ferme à faire pâlir la Reine d'Angleterre.
On s'aperçoit quand même un peu que c'est pas normal d'avoir des amis en Australie alors qu'on y a jamais mis les pieds. Mais bon, c'est pratique pour gagner des points alors...

Et puis quand même, la bonne surprise au milieu de tout ce délicieux purin, c'est que parfois, après de longues discussions virtuelles sur des sujets beaucoup moins terreau à terreau, on rencontre les autres fermières en vrai.
Et là on se dit que finalement, oui, Facebook est bien un réseau social.
Un peu bizarre. Mais social.

lundi 9 novembre 2009

Relooking extrême

Je nourris une fascination très certainement malsaine pour Relooking Extrême.
Pour les malheureux qui seraient passés à côté, il s'agit d'un casting géant qui récompense les participants les plus moches.
Et la récompense c'est quoi? Un festival de chirurgie esthétique en tous genres.
Poubella est tirée de sa cambrousse, arrive à Beverly Hills et enchaîne les consultations.
A ce moment là, n'importe quelle personne normalement constituée se carapate en hurlant.
Ce n'est évidement pas le cas de nos Quasimodi qui accumulent les orgasmes.

Morceaux choisis (si je peux me permettre):
Votre mâchoire est asymétrique donc nous allons y insérer 2 prothèses de tailles différentes, on va retirer cette bosse de votre nez, placer 18 facettes de porcelaine sur vos dents que nous allons redresser par la même occasion, nous allons retirer la graisse qui est sous vos yeux et qui vous donne cet air si fatigué. Nous allons vous débarrasser des nombreuses cicatrices causées par cette acné qui vous a fait tant de mal, en procédant à un peeling au laser. Pour harmoniser le tout, nous allons devoir faire un lifting du front et des pommettes. Vous allez également bénéficier d'une liposuccion des cuisses, des genoux et du ventre. Vous n'êtes pas grosse, c'est juste que vous n'avez pas de taille et que votre graisse est mal placée. Enfin, pour aller avec votre nouveau sourire, nous allons vous offrir de nouveaux seins et de nouveaux yeux. On y va?

Yeaaaaahhhh, Ally est hystérique, elle attend ça depuis qu'elle est née.
A sa place je serais un tout petit peu inquiète.
Le chirurgien a une prothèse au menton de la largeur de ma main et ça lui donne l'air du méchant dans James Bond.
Il lui a tracé tellement de traits sur la figure qu'elle ressemble à un itinéraire Mappy.
Il va se perdre. C'est sûr.
Après Ally a mal. Super mal mais elle est contente. Super contente.
Mais, pour que la transformation soit complète, Cendrillon doit aller chez le coiffeur.
Si Ally a été sélectionnée parmi des millions d'américaines, c'est parce qu'elle est toute pourrie. Y compris des cheveux.
Donc quand elle arrive chez Tony, une caricature sur pattes, il éclate de rire à l'intérieur et commet ses délicates mimines dans la chevelure brûlée, couleur boue, de la fiancée de Shreck.
Normalement, Ally a les cheveux qui lui dégoulinent sous la poitrine.
Tony, les attrape, et les entortille dans un mouvement très flamenco. Il est hyper doué Tony.
Hop hop hop, le présentateur hypersautillant-hyperbronzé-hyperbotoxé compte jusqu'à 3
"Are you readyyyy????" Oooone, twooo, and.....threeeeeeeeeeee. Il s'envole. On l'a perdu.
Et bam, grand coup de ciseaux.
Ally fait semblant d'être contente. Yeah.... Oh my god!!!!
Et alors après c'est mèches qui volent, pinceau et papier d'alu dans tous les sens.
Ally était une déchetterie, maintenant elle est un panneau solaire.
Habillage, sur-maquillage, et... révélation.
Ally est institutrice en Alabama. Elle s'habille comme un sac 365 jours par an.
Aujourd'hui, pour changer, ils ont décidé de l'habiller en arbre de Noël.
Le satin, les paillettes, les bijoux. Rien n'a été oublié.
Non, rien, pas même le commentaire qui tue:

Aujourd'hui, pour révéler sa nouvelle beauté à sa famille, Ally a choisi le musée du recyclage.
Et elle ajoute avec son nouveau sourire: "car moi aussi je suis recyclée".

J'adore.






jeudi 5 novembre 2009

Gerra'rement entendu un truc aussi nul. Oohh calembour!!!

Ce matin dans la voiture, je suis tombée, ou plutôt j'ai chuté, sur la chronique dite humoristique de Laurent Gerra.
Mais qui a oublié de l'égorger?
Qui a bien pu être assez étourdi pour le laisser entrer dans le studio d'RTL à une heure de grande écoute?
Autre question, pourquoi ma radio était-elle branchée sur RTL?
Je propose qu'on ne s'attarde pas sur cette dernière aujourd'hui.

Laurent Gerra a été engagé pour concurrencer Nicolas Canteloup. On peut ne pas aimer les imitateurs, mais force est de reconnaître que le Canteloup est performant.
Mais alors le Gerra, comment dire? Vous vous souvenez de votre période cacaboudin quand vous avez découvert le pouvoir comique du devant et du derrière? Et ben pareil mais avec un vocabulaire post-pubère à la place.
Et ce, sur la totalité de son intervention. Une vraie performance.
Le degré zéro de l'humour avec en prime des imitations dignes du "heee crac crac" de Jacques Chirac.
Comme je suis généreuse, et que je souhaite par dessus tout vous faire partager la richesse de mon expérience, je vais vous en livrer un petit échantillon:

Sont annoncés dans le studio un très faux Rocard, accompagné d'un très faux Juppé qui sont censés jouer à "Qui veut emprunter des Millions" avec un JP Foucault qui ressemble à un Johnny Hallyday de 90 ans au bord de l'apoplexie.
JP Foucault énonce la question: "pourquoi l'Europe n'a-elle pas choisi l'Ecu comme monnaie commune?"
A: Parce que avait peur de se faire botter l'écu
B: Parce qu'elle avait peur de se faire trouer l'écu
C: Parce qu'elle avait peur de se faire lécher l'écu
D: Parce qu'elle avait peur de se faire torcher l'écu
Ca ne veut rien dire mais il s'en fout parce que c'est trop la marrade de dire 4 fois cul en moins d'1 minute.
Le Gerra s'adore. Il rie à ses propres vannes. Il se dit que décidément il est le king du jeu de mot. Sacré Lolo va.
Malheureusement dans le studio, personne ne l'accompagne. Un grand moment de solitude qui arrêterait toute personne normalement constituée.
Pas lui donc.
Il nous sort le coup de fil à un ami. Bam, c'est Sarko qui s'y colle.
On le reconnaît vaguement et on imagine Gerra jouer de l'épaule dans le studio.
Comme par hasard sa réponse est fausse, ce qui fait... qu'il l'a dans l'écu!!!
Chouette, un nouveau calembour. L'homme est intarissable.
Là dessus, cerise sur le gâteau, j'ai droit aux tambours et aux cymbales pour annoncer la fin du sketch.

J'éclate de rire. Enfin.

mardi 3 novembre 2009

Les liaisons dangereuses

J'ai essayé des chaussures. Des escarpins pour être précise.
Avant que je ne quitte la boutique, la vendeuse, charmante, me propose: "Vous voulez garder le mi-bas?"
Moi sympa "non merci, c'est gentil, vous risquez d'en avoir encore besoin" et elle enchaîne "vous savez de toutes façons, on les jette après chaque cliente, sinon c'est pas trozésthétique"
"Ah" dis-je.
"Ben oui c'est une question d'esthétique."

En insistant un peu et en admettant que cette femme ait réellement décidé d'occire maître Capello dans d'atroces souffrances, on aurait pu obtenir ceci:

"Et bien je vais vous dire, y'en a qui croivent que les Français sont sales et n'ont aucune esthétique. Et bien moi je dis qu'ils faut qu'ils voyent par eux même. Par exemple, moi j'ai travaillé dans le magasin à ma mère quand j'étais plus jeune. Je faisais l'extra en décemb', rapport au fait qu'à Noël c'est la folie. Et ben, ça sert à rien de chercher la p'tite bête à 14h. Y puent pas."

Voilà. La messe est dite.
N'empêche que moi je fais ma pimbêche, mais mes pieds bien élevés n'étaient visiblement pas taillés pour les escarpins sus-mentionnés qui me faisaient un mal de chien galeux pourri.
Oups excuse my french.
Total, si j'veux aller tricoter des pincettes samedi, va falloir que j'y trouve l'nœud de l'épisssure et fissa.

lundi 2 novembre 2009

Demain l'Académie

Hier sur la route du Playmobil Fun Park, ma chère Johanna, nos 2 loupiots et moi avions faim.
Un réflexe sorti de nulle part nous a automatiquement fait chercher un Mac Donald.
On était dans une zone commerciale hostile, à l'autre bout du monde et de toutes façons, c'est sans commentaire.

Johanna étant équipée d'un Iphone elle a immédiatement lancé l'application, car l'application ad hoc existe, qui sert à repérer le Mac Do le plus proche. Dix minutes plus tard nous étions Happimilisées et Bestofisées.
D'où la constatation évidente: La France c'est l'Amérique. (pas pour le sens civique malheureusement).
Et c'est vrai. Il n'y a pas que le crudité-thon qui soit menacé, la langue française, elle aussi est en danger.
Par exemple au lieu d'aller au Playmobil Fun Park, j'aurais du aller au parc d'amusement Jouemobil. Mais évidemment c'est moins folichon.
Nous aurions du manger des "Menus Meilleurs grand goûteux" avec frites et coca léger et les petits auraient mangé des Menus Joyeux avec des croquettes.
Mais on aurait eu l'impression de manger au Pays de Candy et je suis pas sûre que ce sois aussi bon. Quoi que.
De même, les films devraient être intégralement traduits. Ce qui nous permettrait de profiter de la quintessence des dialogues.
"You fuck my wife?" perd de sa substance si je peux me permettre, et devient une blague de cours d'école.
Mais qui se soucie de la réelle portée de la question?
"Tu sodomises mon épouse?"
Force est d'admettre que c'est un peu cavalier quand même. Limite grossier.
Si on faisait l'effort de parler français toute la journée on s'apercevrait que ce n'est pas si compliqué.
Il existe des mots pour tout. Comment faisait-on avant Christophe Colomb?
Parfait, alors voici un exemple de phrase tout à fait courante qui vous prouvera qu'il est très aisé d'utiliser correctement la langue de Molière.
" J'étais au beau milieu d'un clavardage avec ma camarade, lorsque je décidai de déguster un marronnasse. Détenduuuu."
L'adolescent impétueux fuyant la domestication aurait pu dire "J'étais en plein tchat avec ma gonzesse et j'me suis tapé un brownie. Cooool"

Et voilà, c'est assez facile somme toute.
En vous saluant.