
J'admire les gens qui emmitouflent les plantes de leur balcon.
Ooohh, attention, l'hiver arrive, nous sommes dangereusement en Novembre, vite, une doudoune pour mes bégonias.
Et hop, toutes les jardinières blanchissent alors qu'on n'a pas encore vu la queue d'un flocon.
Bon, là nous sommes en janvier, il a neigé pendant la nuit et j'ai une vue panoramique sur un immeuble de 11 étages balconisé à foison.
Alors, est-ce le quartier, est-ce la neige, est-ce la crise, mais alors, la Moncler du bégonia a poussé comme du chiendent.
Devant moi il y a à peu près 3000 saucisses en intissé accrochées dans le vide
Une sorte de mur végétal, mais blanc.
En mon intime égo personnel qui n'engage donc que mon moi, je suis convaincue que ces personnes ne partagent pas seulement la même passion pour le chouchoutage plantifère.
Je les soupçonne aussi de mettre des embauchoirs dans leurs chaussures.
Car oui, généralement, les membres du club de la "bégonia-doudounia" ont aussi la carte de l'Embauchoir Club de France.
C'est livré avec.
Mais alors attention, pas l'embauchoir tout ridicule en plastoc de chez Ikéa.
C'est une intention louable j'en conviens, mais c'est un autre club. Celui qui réunit aussi les emballeurs de plantes dans des sacs poubelle. Niveau débutant quoi.
Non, là je vous parle du beau en bois verni avec largeur homme et largeur femme.
Je vous parle (avec émotion) de celui qui s'écarte par un ingénieux système de vis pour éviter que vos petons ne soient comprimés dans un soulier trop étroit.
Alors oui, on pourrait dire qu'ils sont maniaques. Mais moi je préfère dire soigneux et attentifs.
Impossible pour moi de faire partie de leurs clubs, j'ai pas de plantes et j'ai pas de balcon.
Mais bravo.
En revanche, il faut bien l'avouer, ce modèle de doudoune est vraiment super raté.
Y'a rien à dire. C'est moche.
Photo: Martin Parr



