
Et le prince n'embrassa pas la princesse qui se réveilla juste à temps pour réaliser qu'en réalité c'était un crapaud.
Waaa la vache, on a eu chaud!
Personne n'a envie d'une grosse langue gluante dans la bouche délicate de la princesse.
Bon, maintenant que tout est rentré dans l'ordre, on peut reprendre l'histoire où on l'avait laissée.
Alors primo, nous venons d'apprendre que le prince n'existe pas.
C'est un crapaud. Assez bien déguisé par ailleurs, mais qui a un fonctionnement neuronal particulier puisqu'il s'est trahi tout seul.
Deuxio: Surtout ne jamais s'endormir. C'est une grossière erreur qui peut permettre au crapaud de prendre l'avantage, et de faire des trucs de n'importe quoi de crapaud fou. Brrr frissons.
Tertio: Avec le primo et le deuxio on a pas besoin de tertio.
Quand vous avez compris que le prince a bidonné sa carte d'identité et qu'il ne faut pas se laisser endormir, vous avez déjà pas mal d'atout en main pour gambader tranquilou dans la forêt.
Et au hasard du gambadage il n'est pas interdit de s'arrêter, pour manger des fruits, discuter avec des gueux, et que sais-je encore...
C'est un conte de fée quand même, pas Destination Finale.
Pendant ce temps il se peut que le prince des crapauds, vexé, se mette à sauter de toutes ses cuisses pour sa conquête et son honneur perdus.
Laissez le faire.
D'abord c'est très drôle à regarder et puis c'est un très bon rebondissement dans l'histoire qui, de ce fait, peut bénéficier avantageusement d'un tome 2.
"Le réveil de la princesse ou le retour du fils de la vengeance 2".
C'est très vendeur.
Donc après je vous le fait rapide parce que je dois partir.
Le tome 2 fait un carton à la Fnac.
Séances de dédicaces à gogo, plateaux télé à foison, studios radio à n'en plus pouvoir.
Vous devenez la star des princesses et le crapaud a les ganglions qui vont lui exploser dessus.
Les droits d'auteur vous pleuvent dessus et par conséquent les Louboutins et le Saint Laurent aussi.
Vous devenez une icône glamour.
Tim Burton insiste pour adapter votre chef d'œuvre à l'écran.
Mais là, vous le faites un peu mariner car pendant ce temps, un gueux de la forêt vous a invité à dîner pour la 4ème fois et il est imparfait juste comme il faut.
Photo: Annie Leibovitz













