
J'ai passé la journée à Eurodisney.
Je ne savais pas qu'il y avait autant de minutes dans 1 heure. Waaa la vache.
Mais commençons par le commencement.
Je n'ai aucun sens de l'orientation alors j'avais imprimé mon trajet sur Mappy.
C'est parfaitement inutile.
Le chemin est fléché. Et si jamais au beau milieu d'une rêverie à base de Prince Charmant, vous loupez un panneau, il vous suffit de suivre les Xsara Picasso équipées de siège auto. Sur la A4 il n'y a que ça. En alternance avec les pare-soleil Titi.
Après la sortie David Crockett vous quittez l'autoroute et vous êtes automatiquement dirigés vers l'immense parking qui vous annonce le thème du jour: l'attente.
Quand vous avez fini d'attendre pour entrer dans le parking, vous attendez pour acheter votre billet, puis vous attendez pour le valider puis vous attendez pour attraper un plan mais c'est déjà trop tard. Vous êtes perdu entre le magasin de souvenirs et le magasin de souvenirs.
Vous aimeriez bien chourrer la navette de Buzz l'Eclair et vous barrer vite fait de cet enfer, mais il y a 90mn d'attente. Too bad coincés.
Après avoir fait le tour des attractions les plus speed (entendez par là, celles où on attend que 20mn), nous décidâmes de nous restaurer.
A ce moment précis j'aurais dû me souvenir de Peter Pan et de ses repas imaginaires.
Au lieu de ça, j'ai mangé un kébab en plastique dans un pain en éponge avec des frites en mousse. Si on compte le poulet fluo de mon fils on arrive à 20 euros.
Magie du rêve, féérie du bonheur, joie du braquage déguisé.
Alors, me direz-vous, est-ce que t'as vu Mickey?
Et bien non. Il reste chez lui à boire des coups avec Tic et Tac. Il se montre 2 fois par jour pour la Parade, et après, salut la compagnie.
En revanche Minnie je l'ai vue. Je l'ai même vue partout. Je ne sais pas qui a décidé que c'était sympa de se balader avec des oreilles noires et un nœud rouge sur le crâne mais honnêtement il devrait se présenter aux présidentielles parce que c'est un sacré leader. Déjà sur une petite fille c'est moche, mais alors sur une adulte on frise l'emprisonnement.
Voilà.
Il faudra donc me passer sur le corps pour que je remette les pieds dans cet enfer rose et bleu, dans cette féérie de l'homicide contenu, dans ce paradis du dégoupillage imminent.
Ou alors seulement si je peux entendre encore une fois le cousin de mon fils demander à sa mère: "c'est la vraie lampe d'Aladin?"



