
A part Ditta Von Teese, le burlesque pour moi ça ne voulait pas dire grand chose. Tout ce que je savais c'est qu'il fallait avoir du rouge à lèvre très rouge et des tenues un peu baby-doll. Moi j'ai opté pour le rouge à lèvre.
Et me voilà partie, au cœur du 7eme arrondissement, à la découverte de ce monde nouveau, guidée par mes amis qui connaissaient sur le bout des doigts tous les pseudos des performeuses.
Oui, il faut savoir que le new-burlesque ce n'est pas qu'un show, une féerie de dentelles, et une cascade de tatouages. Non, le new-burlesque, c'est aussi le concours du pseudo le plus cool.
Alors hier soir nous avions Sandy Volt, Belle Marquise, Sucre d'Orge, Stella Polaris, Talula Della Rosa, Bisou Belette, et j'en passe... le tout chapeauté par une MissGlitterPainKiller déchaînée parce qu'elle avait mal au pied dans ses Louboutin rose fluo.
Rien qu'avec ça, j'étais déjà très loin.
Et puis MissGlitterPainKiller (qui s'appelle Mathilde dans la vraie vie) a annoncé Louiza Ventura. J'étais assise un peu loin alors je ne sais pas si elle est vraiment taille pocket ou pas. Mais cette coquine de Louiza a réussi à se cacher entre 2 éventails géants en plumes noires. Et alors après, pôpôpô, farandole de petits coups de reins et de poignets, perlouzes qui tombent, jupette qui valse, et j'en passe.
Moi je gobais les mouches.
Je crois que je n'ai jamais rien vu d'aussi sensuel de toute ma vie. Je commençais déjà à me chercher un pseudo.
Et voici Nunucha Tralala dans son grand numéro de "j'arrive pas à retirer mon slim". Pathétique.
Lors de son deuxième passage, après s'être effeuillée consciencieusement (mais jamais entièrement) portée par un Sinatra très Neworkais Neworkais, la Louizette a fini par se verser une bouteille de Coca Cola sur le corps. Mais, oh surprise, ce sont des millions de micro paillettes argentées qui sont venues la couvrir de lumière sous les applaudissements déchaînés de la totalité du théâtre. C'est décidé, je veux être elle.
Non parce qu'on admettra que retirer sa maxi culotte Petit Bateau dans la salle de bain avec le lave linge en fond sonore c'est pas vraiment pareil.
Voilà. Après ma période tricot, je passe à ma période burlesque. Au moins dans ma tête. Ce qui constitue une sorte de grand écart facial assez impressionnant dans la construction de ma personnalité. Mais bon, à 38 ans, je ne suis plus à ça près.
Allez, salut mes petits chéris, je vais prendre un bain dans une immense coupe de champagne.
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