lundi 26 septembre 2011

Tout vient à point à qui sait attendre


La route ne tue pas toujours.
Parfois elle ramène à la vie des personnes décédées il y a plus de 5 ans.
Moi je dis chapeau bas.
Explication.
En 2006 mon Papa nous quitte.
Pour briser son image d'homme parfait et nous aider à tourner la page, il nous laisse sa Velsatis, dont le nom est à l'image de la forme: injustifiable.
Qui va bien vouloir nous débarrasser d'une Velsatis?
Mais avant tout, qui a bien pu vouloir une Velsatis?
Et avant tout, de avant tout, qui a bien pu envisager de dessiner une Velsatis?
Bref, même chez Renault, ils n'ont pas voulu la reprendre.
Par un coup de bol incroyable, ma mère a réussi à la vendre à la deuxième personne encore vivante sur Terre qui trouvait du charme à cet ovni.
Par un coup de non-bol incroyable ce dingo s'est fait pincer pour excès de vitesse 3 semaines plus tard, sans avoir eu le temps de mettre les papiers à son nom.
Mon père a donc été verbalisé et a perdu un point sur son permis. Trop dur. Lui qui poussait à 70 en descente, je pense que ça l'aurait au moins tué de chagrin.
Mais heureusement pour lui, en 2011, la préfecture a estimé qu'il s'était assagi. Etant donné qu'il n'avait commis aucun excès de vitesse depuis 5 ans, bravo Papa, il a pu récupérer son point perdu.
A part bande de nazes, rien ne vient à l'esprit.

Ah, si. Je pense aux élections présidentielles et au taux d'abstention qui risque d'être drôlement élevé si tous les gens comme mon père s'amusent à compter les pâquerettes au lieu d'aller voter.

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