jeudi 29 octobre 2009

Explication de texte

Je comprends rien au rap français. Je parle même pas du rap américain parce que ça va trop vite.
Tout ce que je sais c'est que c'est une musique qui s'écoute le plus souvent dans une décapotable avec des filles en bikini dedans. Ou alors si la fille en bikini n'est pas dedans, c'est qu'elle est en train de laver le pare brise, mais ça ne m'aide toujours pas à comprendre les paroles.
Concernant le rap français, il y a des moments où je me demande si j'ai 112 ans ou si c'est eux qui devraient arrêter de sniffer la lessive.
Petite citation d'un "poème" affiché dans le métro. Car le rap est un poème et le métro est un endroit jeune qui s'exprime en jeune, pour les jeunes.
Pas pour moi donc.

Vous dites tchatche? Vous dites rap?
Je réponds d'acc! d'accord je marche.
Et rip à ra
et même rouf rouf à la roufade
Comme disait Henri Michaux
En pulsant ses mots de bas en haut
Bref je marche avec!

J'ai tordu ma cervelle dans tous les sens pour y trouver un sens justement. A part le rip qui pourrait être une allusion aux tombes américaines, je n'ai rien compris. D'ailleurs quel rapport avec ra, le Dieu Egyptien du soleil?
Et alors rouf rouf à la roufade, qui ressemble comme un frère à un rire de cochon, si quelqu'un a un indice...
En fait, j'aimerais vraiment savoir et dans ma quête infinie de la connaissance j'ai tenté une traduction, premier pas vers une explication de texte.
Je vous la livre tout de go.

Vous parlez de discours? Vous parlez de rap?
Je réponds d'accord, je réponds faisons une ballade.
Et que le soleil repose en paix.
Et même si les cochons rient bruyamment
Comme disait Henri Michaux
En vocce crescendo
Bref, je me ballade avec vous

Sauf que si on s'attarde sur Henri Michaux on comprends vite pourquoi les cochons rient bruyamment...
Donc mon interprétation est la suivante.
Ce poème raconte l'histoire d'un jeune homme qui se ballade avec un ou une ami(e).
Ensemble, ils dissertent de ce mouvement rhétorique qu'est le rap.
Mais le diaaaable s'insinue en eux, et très vite ils prennent de la droooogue. Alors leurs yeux se brouillent et ils ne voient plus l'éclat du soleil. Au lieu de ça, ils entendent des cochons qui rient à gorge de cochon déployée. Ils rient de plus en plus fort, les oreilles de nos amis vont tomber. Ils vont devoir courir nus dans la prairie pour les rattraper car elles s'en vont toutes seules en sautillant sur leur petites pattes d'oreilles. Et plus les cochons rient, plus nos amis s'enfoncent dans l'enfer de la drooooogue. Aaaahhh aaaaahhhh aaaaahhhhh.
Une charmante petite ballade en somme.

Toi aussi jeune lecteur (trice) amuse toi à traduire ce monument de la poésie moderne et n'hésite pas à m'en faire part. Je m'en réjouis déjà.



3 commentaires:

  1. Je suis bien incapable de pondre :
    1- une traduction du poeme rap cité plus haut
    2- une interprétation aussi pointue que celle que tu nous proposes.
    Franchement je dis Chapeau. ou Cagoule.

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  2. hé merci de m'avoir permis de retrouver ce "poème" moi rouf rouf à la rouffade ça me plait ça me fait rire, ça me fait penser à la rue Mouffetard! mais je vois dans ce texte aussi un jeu sur les sonorités, le rythme croisé à celui du rap, une tentative de dialogue qui est l'auteur déja?

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  3. Merci à toi, je me tordais le cerveau, et voilà que tu as mis fin à mon calvaire. Grâce à toi, j'ai tout compris!!

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