lundi 24 décembre 2012

Un grand coup de bûche


Soyons honnêtes. Noël c'est la plaie.
Chaque année on nous y prépare de plus en plus tôt et chaque année on finit les cadeaux le 23 décembre, voire le 24, en achetant une merde pourvu qu'on arrive pas les mains vide à l'interminable repas qui verra invariablement l'un des convives se rouler dans la Williamine et le ridicule.  
Oh le joli sapin! Comme c'est original cette décoration rouge et verte. Mettez vous devant, je vais faire une petite photo. Non je vais la cadrer dans l'autre sens sinon je ne vois pas les 546754 cadeaux.
Car oui, c'est aussi ça la magie de Noël. Un enfant heureux est un enfant pourri. Peu importe le cadeau, l'important c'est le nombre. Peu importe le nombre, l'important c'est l'emballage. Peu importe l'emballage, l'important c'est la vitesse de déballage. Peu importe le pourrigâtage, l'important c'est la télé.
Ding! Ah, j'ai entendu l'appel du chapon...
Noël, fête de famille et de partage. Fête conviviale entre toutes qui commande que l'on soit tous réunis quelle que soit la taille de la salle à manger, le nombre de chaises ou la longueur de la table.
Alors on a installé les loulous sur la petite table devant la télé. Comme ça ils seront tranquilou. Ok les loulous? Dans ma tendre enfance c'est par ce terme déjà ridicule que je désignais les crottes de nez. Des images de déjections nasales assises en tailleur et dégustant des tartines de foie gras traversent alors mon esprit agité. Je me recentre sur les porte couteau bonbon.
Et alors après c'est féerie de verrines, déluge de foie gras et autre cascade de chapon. Pour faire glisser il faut absolument enchaîner le champagne, le blanc et le rouge, et comme tout le monde sait "rouge sur blanc, tout fout le camps". Ainsi, lorsqu'arrivent les fromages, la volonté devient un vague souvenir, la petite assiette, une plaisanterie et le Freedent sans sucre, une nécessité.
Une fois la bûche engloutie, on dégage les loulous, peu importe où, du moment qu'ils nous font une place sur le canapé, et on s'étale comme des flans avant de s'endormir gracieusement la bouche ouverte.
Joie, bonheur, convivialité, partage.

Personnellement je ne fête pas Noël.
J'ai une passion absolue pour les bêtisiers, les best of, et les vidéo gag du monde entier. Des enfants qui tombent, des chats qui jouent du piano, des quarantenaires qui sautent dans des piscines vides... C'est follement amusant. Comment s'en lasser? Je suis passée chez Picard. Ça m'évite de cuisiner. Et très honnêtement cette petite souris d'agneau nageant dans sa jolie sauce brunâtre, hummm je suis limite amoureuse. Demain je n'irais pas dans les magasins pour rendre un cadeau que je n'aime pas, et je ne me réveillerais pas avec l'envie irrépressible d'avaler 3000 Doliprane d'un coup.

Alors, hein, franchement? Noël...
Ce serait pas un peu comme la fête des pères? Une sorte de truc marketing dont on pourrait parfaitement se passer?

Pensez-y pour l'année prochaine. Et en attendant bon appétit.
On se reparle le 31 parce que là aussi, je crois qu'on a des choses à se dire.



Crédit photo: Laetitia et Sébastien Photography

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